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Frédéric Mahoux "Je suis plein d’admiration devant la relève !"

Prénom : Frédéric
Nom : Mahoux
Formation ULB : Journalisme & Communication
Années de formation : 1985-1990
Fonction actuelle : Managing Partner NewsMaster
  • Quel rêve de « carrière » aviez-vous lorsque vous avez choisi vos études?

C’est Philippe Dasnoy qui, sans le savoir, a déterminé mon choix. Adolescent, je l’ai beaucoup fréquenté par l’entremise de son fils. Au-delà de son travail de grand reporter, sa personnalité et son ouverture d’esprit m’ont définitivement marqué. Les lectures de Exodus de Leon Uris et Y a-t-il ici quelqu'un qui a été violé et qui parle anglais ? d’Edward Behr ont achevé de me convaincre : je serais le nouveau Philippe Dasnoy !

Heureusement pour ma santé mentale, l’ULB tuera dans l’œuf cette vision romantique du métier. L’ULB et beaucoup de ses enseignants… Michel Meyer ou Thomas Gergely m’apprendront la rigueur, Jean Puissant me démontrera les valeurs de l’engagement, Alain Eraly me transmettra les vertus du questionnement… Quant à Philippe Dasnoy, que je ne serai donc jamais, il planera toujours sur l’ensemble de mon cursus et mes espoirs de carrière.

  • Quel parcours avez-vous réalisé finalement ?

Je suis issu d’une génération de journalistes qui a encore pu bénéficier de la patience et de l’accompagnement de patrons de presse pour nous mettre le pied à l’étrier. Pour ma part, c’est à Tony Coenjaerts que je dois d’avoir démarré chez Trends-Tendances au sortir de mes études. Sans grande compétence spécifique en économie et en finance, il m’a fait confiance et coaché sur ces matières pendant de nombreux mois, ce qui semble impossible aujourd’hui. Je n’ai plus quitté ce monde de l’information économique. Après sept années comme journaliste chez Trends-Tendances, j’ai créé BIZZ au sein du groupe Roularta, un mensuel sur l’économie 2.0 à destination des jeunes générations d’entrepreneurs avant de devenir rédacteur en chef de Trends-Tendances en 2006. En 2009, je quitte le groupe Roularta et m’associe avec Martial Chouvel (ex-Roularta également) pour développer un pool de journalistes spécialisés dans le Content Marketing qui connait alors ses premiers développements.

  • Quels sont les conseils que vous donneriez à de jeunes diplômés ?

A l’heure où n’importe qui pense être capable de raconter sa vie et de juger celle des autres, notamment via les réseaux sociaux, le métier a bien changé. Aux jeunes journalistes de défendre leur profession en connaissant parfaitement leurs ennemis : les fake news, l’à-peu-près et la suffisance !

Mais quand je vois le travail d’un François Bailly, rédacteur en chef à L’Echo à 33 ans ou l’engagement d’un François Brabant (38 ans), fondateur de l’excellent Wilfried, je suis plein d’admiration devant la relève. Et si j’avais un conseil à donner, ce serait plutôt aux auditoires de nos jeunes diplômés : faites-leur confiance, maintenant plus que jamais !

Mis à jour le 14 février 2020