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Nicolas Meyer : "Ne regrettez pas vos choix!"

Prénom : Nicolas
Nom : Meyer
Formation ULB : diplômé en journalisme et communication
Années de formation : 1986-1990
Fonction actuelle : Learning and Development Officer à l’European Food Safety Authority (agence de la Commission européenne) à Parme (Italie)
 

Quel rêve de « carrière » aviez-vous lorsque vous avez choisi vos études?

Mes études de journalisme et communication sont le résultat d’une réorientation. Au sortir de mes humanités, j’ai envisagé des études de théâtre, l’école hôtelière ou la géologie. J’ai entrepris la géologie, me disant qu’il fallait commencer par le plus compliqué, les autres activités pouvant être des hobbies… J’ai échoué en géologie par manque de travail, mais j’étais convaincu qu’il me fallait obtenir un diplôme universitaire pour ouvrir les portes de la vie professionnelle. Etant donné les années « perdues », j’ai décidé de choisir la formation correspondant le mieux à ma personnalité (et non à mes aspirations professionnelles, lesquelles n’étaient pas particulièrement précises à ce moment-là) pour augmenter mes chances de réussite. C’est ainsi que je me suis inscrit en journalisme et communication, études correspondant assez bien à mon esprit curieux et à mon attrait pour la culture générale. J’ai facilement réussi ce cursus, probablement aidé par mon échec antérieur en géologie…
 

Quel parcours avez-vous réalisé finalement ?

J’ai eu la chance (ou la folie ?) d’avoir des expériences professionnelles très variées qui se sont enchaînées presque par hasard.

Après mon service militaire au sein du service de presse de l’armée belge (sans piston !), j’ai rejoint le Programme Media de la Commission européenne comme consultant en charge de la communication et des programmes de formation. J’avais été repéré par notre prof des Nouvelles Technologies de la Communication en seconde licence. Elle dirigeait ce programme et m’a donc recruté pour être son assistant. A la fin de mon contrat de 3 ans, elle m’a suggéré de me lancer dans la production de films. Fin 1995, je suis donc devenu producteur de films et documentaires, un métier passionnant exercé à titre indépendant. Malheureusement, n’étant pas un homme d’affaires, cette activité me permettait juste de nouer les 2 bouts grâce surtout à des cours de production que je donnais dans une école audiovisuelle à Montpellier, lieu où j’avais déménagé fin 1998 pour suivre ma femme…

En avril 2002, alors que j’assurais la post-production de mon dernier film (« Des plumes dans la tête » de Thomas de Thier, film qui sera sélectionné au Festival de Cannes 2003 dans la section « La Quinzaine des Réalisateurs »), une amie qui travaillait pour la Banque mondiale m’a appelé : on recherchait quelqu’un capable de faire fonctionner un nouvel outil de formation à distance par vidéoconférence en faveur des pays en voie de développement. « Faire fonctionner » voulait dire savoir utiliser la technologie, modérer des formations/débats en français et en anglais et assurer un minimum d’ingénierie pédagogique, le tout dans le cadre d’une organisation internationale…

Miracle, l’ensemble des compétences développées lors de mes diverses expériences ont trouvé un nouveau champ d’expression extraordinaire dans cette nouvelle carrière. C’est ainsi que je suis devenu « Knowledge and Learning Officer » pour la Banque mondiale de 2002 à fin 2018, d’abord à Paris, ensuite à Washington, et finalement à Marseille. Un job passionnant qui m’a permis de produire des documentaires pédagogiques, de conseiller des universités à la mise en place d’équipements de formations à distance, de délivrer des formations sur « l’Art du partage des connaissances » dans de nombreux pays ou encore de développer des cours en e-learning. Un job qui a (presque) assouvi ma soif insatiable de nouveauté, tant les thématiques sur lesquelles je travaillais étaient variées. Malgré un boulot intéressant et un salaire attrayant, j’ai préféré quitter Washington et rentrer en Europe à l’été 2016, car je ne me sentais pas chez moi aux USA, et nous désirions remettre nos enfants dans le système éducatif français. J’ai encore collaboré quelque temps avec le Centre pour l’Intégration en Méditerranée, un bureau satellite de la Banque mondiale situé à Marseille, en me consacrant aux problématiques de l’eau et aux réfugiés dans les pays du sud du pourtour méditerranéen.

En octobre 2018, je me suis retrouvé sur le marché de l’emploi. Mes priorités restaient la formation et un environnement multiculturel, quel que soit le lieu en Europe. En février 2019, j’ai postulé à l’EFSA située à Parme, que j’ai rejointe le 1er août 2019 avec pour mission de renforcer les compétences de son staff et de ses experts externes.
 

Quels sont les conseils que vous donneriez à de jeunes diplômés ?

Avec ce diplôme « généraliste », votre personnalité est essentielle. Soyez donc vous-même en toute circonstance ! Soyez flexible et saisissez toutes les opportunités (enfin, presque toutes…). Mon expérience prouve qu’il n’est pas indispensable d’avoir un plan de carrière. Corolaire : ayez le goût du risque ! Les langues sont essentielles ! Et pas seulement l’anglais… Croyez en vous. Ne regrettez pas vos choix.

Mis à jour le 5 novembre 2019