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Amandine Rozet : "Rien n'est immuable."
Nom : ROZET
Prénom : Amandine
Formation ULB : Master en langue et littératures romanes
Années de formation : 2002 - 2008
Fonction actuelle : écrivaine
- Quel rêve de « carrière » aviez-vous lorsque vous avez choisi vos études?
J'ai choisi mes études en langues et littératures romanes sans avoir de rêve de carrière. Plus précisément, mon rêve était de faire des études car je venais d'une famille où ce n'était pas du tout la norme, mes parents ayant arrêté l'école vers l'âge de 16-17 ans pour travailler. Pour eux, faire de longues études n'était ni nécessaire ni très utile. Mais j'avais très envie de vivre à Bruxelles - je viens de la province de Luxembourg - et de suivre les pas d'une cousine qui avait étudié à l'ULB: c'est de cette manière que j'ai choisi mon université. Enfin, passionnée de Littérature et d'Histoire, la possibilité de me plonger dans ces disciplines pendant quelques années m'a enthousiasmée et je me suis inscrite en Romanes (j'ai hésité avec Histoire mais la littérature l'a emporté). Même si cela n'a pas toujours été facile, mes années à l'ULB ont donc été l'accomplissement d'un rêve, et j'ai laissé l'aspect "carrière" pour après. Après ma licence, quand une filière FLE (Master en didactique du français langue étrangère) s'est ouverte, je m'y suis inscrite et j'ai ainsi complété ma formation assez abstraite par quelque chose de plus concret avec des stages etc. J'ai découvert le monde des apprenants non francophones et notamment celui des demandeurs d'asile, le monde des associations et des services publics, et ça m'a beaucoup plu d'autant plus que je n'avais pas l'intention de devenir enseignante, ayant eu un parcours légèrement chaotique en secondaires (j'ai doublé ma cinquième secondaire) et n'ayant pas gardé un souvenir impérissable de mes années d'école car j'étais très tête en l'air et ne comprenais pas toujours ce qu'on me voulait (à l'époque, on ne connaissait pas encore très bien les neurodivergences)!
- Quel parcours avez-vous réalisé finalement ?
Finalement, après avoir donné cours à des demandeurs d'asile j'ai eu l'opportunité de travailler en classe DASPA au sein d'un établissement scolaire. C'est un dispositif qui permet aux adolescents primo-arrivants de prendre une année pour apprendre le français avant d'intégrer l'année d'études de leur classe d'âge. Ensuite, on m'a proposé de donner des cours de français dans le même établissement, mais à des élèves francophones en professionnel. J'ai eu mes trois enfants et passé neuf ans en expatriation (au Cameroun, en Turquie puis au Maroc) où j'ai donné cours de français à l'université et à l'école, de coaching scolaire, participé à la gestion d'une école privée et commencé à écrire des histoires. Depuis que je suis revenue en Belgique, l'écriture est devenue ma priorité et je suis heureuse d'avoir concrétisé ce projet avec la parution de "L'abbesse d'Andenne", un roman historique basé sur la figure de Begge, aïeule de Charlemagne, et qui explore la place fondamentale des femmes dans la politique de l'époque avec notamment la création d'abbayes. C'est un projet que j'ai mené de bout en bout en auto-édition, de la relecture à la promotion en passant par la création de la couverture etc (pour se le procurer, voici le lien: https://linktr.ee/amandinerozet). J'ai d'autres manuscrits à publier et j'ai hâte de les voir sur papier.
- Quels sont les conseils que vous donneriez à de jeunes diplômés ?
Je ne sais pas si je peux donner un conseil mais en tous cas je suis heureuse de mon parcours non linéaire car j'ai pu rencontrer des personnes et des lieux incroyables, que je n'aurais peut-être pas rencontrés si j'avais eu un plan de carrière bien établi. Rien n'est immuable, les circonstances et les personnes changent, je dirais donc qu'il est important de faire régulièrement le point pour savoir ce que l'on veut, qui l'on est devenu, et où se diriger tout en gardant les yeux et les oreilles ouverts pour capter une opportunité. Enfin, je conseillerais de sortir, se cultiver, cultiver ses amitiés car j'ai plusieurs fois trouvé du travail ainsi, par bouche à oreille (et même une fois lors d'une soirée).