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Lou Rutka : "...1000 possibilités, donc pas besoin de se précipiter"

Nom : RUTKA
Prénom : Lou
 

Formation ULB : Master en kinésithérapie et réadaptation + Master en Sciences de la motricité, orientation générale à finalité Pathologies sportives
Années de formation : 2011-2016 + 2016-2017
Fonction actuelle : Nageuse handisport


  • Quel rêve de « carrière » aviez-vous lorsque vous avez choisi vos études?

Je rêvais de travailler avec les sportifs, le fonctionnement du corps humain dans les différents sports, comment rééduquer un sportif selon son sport, comment fonctionne une lésion. Je voulais réparer des gens actifs et les emmener à leur 200%
 

  • Quel parcours avez-vous réalisé finalement ?

Je travaillais l'hiver en station de ski avec les saisonniers principalement donc des personnes qui n'ont pas le temps de prendre des mois d'arrêt de travail, qui sont volontaires et actifs. Je travaillais avec les jeunes du club des sports de ski alpin et les hauts niveau ski cross. Dans leur rééducation, prévention, séances de sport.
L'été je partais sur la côte atlantique pour surfer (plus que travailler d'ailleurs !), je faisais des remplacements à droite à gauche entre 2 sessions de surf.
J'adorais mon job. Aller travailler le matin c'était un plaisir.

Aujourd'hui suite à un accident, je suis nageuse handisport. Sans mes formations à l'ULB (et le Dr Annaert) je serais très probablement bien plus handicapée que mon handicap actuel. Je me sers de tout, absolument tout ce que j'ai pu apprendre à l'ULB pour faire mes propres diagnostics, directions de traitement, rééducation, reathlétisation, entraînements et préparation aux compétitions. (Je donne du fil à retordre aux médecins haha)

Et je compte revenir à l'ULB pour me reconvertir avec la formation en hypnose thérapeutique
 

  • Quels sont les conseils que vous donneriez à de jeunes diplômés ?

Ils ont 1000 possibilités, donc pas besoin de se précipiter. Travailler en structure ou en indépendant, trouver sa place et devenir assistant ou voyager et faire des remplacements. Tout est faisable, c'est ca qui est merveilleux.
Dans leur pratique il faut qu'ils aient confiance en eux, confiance en ce qu'ils ont appris même si les collègues fonctionnent dans le sens opposé.
La FSM nous forme de façon à s'adapter à toutes les pathologies et tous les patients. Si un traitement paraît inutile qu'ils n'hésitent pas à appliquer ce qu'ils ont appris et non pas suivre ce que font les autres. Étudier à la FSM ce n'est pas apprendre des recettes de cuisine ou fabriquer une boîte à outils. C'est construire un magasin de bricolage avec bonus installation. On a absolument toutes les clés en main pour soigner (ou réorienter) les patients. Et s'il faut aller à l'encontre des médecins, que vous êtes sûrs de vous, alors sortez le bélier et foncez. J'ai renvoyé des patients chez leur médecin avec des lettres expliquant mon hypothèse diagnostic et que je ne toucherai pas le patient tant que les examens ne seront pas passés. Les médecins détestent ça mais j'ai eu raison à chaque fois. Certains patients sont parfois dans une errance thérapeutique depuis plusieurs mois ou années et ils nous renvoient une gratitude incroyable, on se sent utile, honoré de pouvoir les aider à guérir et récupérer leurs activités.

Mis à jour le 10 avril 2026